A l'époque des premiers émois de l'adolescence j'ai connu un grand rouquin (plus précisément un blond-roux) que j'aurais bien aimé retrouver dans mon lit. A défaut, je l'ai imaginé dans des histoires à ma façon, le transportant dans un monde de fantaisie et surtout le transformant en loup garou. Ma mère en farfouillant dans mes affaires est tombé sur mes écrits et "les pérégrinations d'un loup garou dans les territoires d'Anarchie" ne lui ont pas plu ... vraiment pas plu. Imaginez : un loup garou homosexuel courant le monde pratiquement nu (pas facile d'enfiler un caleçon quand on est un animal à quatre pattes et difficile de retrouver celui-ci lorsque l'on redevient un bipède nomade). Je ne sais pas ce qu'est devenu le manuscrit.  Toujours est-il qu'en activant un lien dans un commentaire à un billet de Farf je suis tombé nez à nez avec un lointain parent picard de mon Loup Wolfmann, mon loup garou ainsi dénommé  pour faire ressortir son coté alsacien (en effet dans cette région les gens qui avaient des noms allemands donnaient systématiquement un prénom français à leurs enfants pour marquer leur attachement à la France même pendant la période du rattachement à l'empire allemand).

      J'ignore encore si ce "leu warou" Guillaume Martin Lothar (ou Grand Méchant Loup ,) est quelqu'un de bien fréquentable mais comme c'est sa fête aujourd'hui je le rajoute dans mes liens amis.

Dans la foulée j'y mets aussi le blogue d'un étonnant apprenti-boulanger allemand qui "pour l'amour de la langue française" écrit dans ma langue maternelle alors que je manque de courage pour en faire autant avec ma langue paternelle. Celui-là j'aimerais bien le serrer entre mes bras au milieu du pont de l'Europe entre Strasbourg et Kehl.