Joie ! Cette fois j'ai eu la fève. Bon, il me faut reconnaître que cela n'était pas trop difficile car nous étions deux sur une galette pour quatre : moi et Eric. Nous l'avons acheté chez notre cher boulanger où nous nous fournissons aussi en flûte "Gana". Chose agréable à constater, elle n'était pas la plus grasse de toutes celles que nous avons eu l'occasion de manger depuis le 6 janvier.

A vrai dire le jour de l'épiphanie nous avons frôlé l'écoeurement. Avant même de partir pour tirer les rois chez mon frère des camarades écolos nous en ont offert. L'après-midi, une fois arrivés, nous avons pu goûter deux galettes qu'avait préparé tout exprès ma belle-soeur dont une novatrice au citron. Le soir nous étions invités par les parents d'Eric. Je n'ai pu me retenir de lui dire que nous allions encore y avoir droit. Il m'a dit que j'étais un persifleur. Pas tant que ça car nous avons eu effectivement droit à notre quatrième galette de la journée. Autant vous dire que le lendemain nous avons fait maigre.

Mais là une semaine après je prend à nouveau plaisir à déguster une bonne part de galette avec une tasse de thé à quatre heures. En fait quand nous sommes seuls nous ne mangeons pas le dimanche midi et c'est pour cela que nos estomacs ne sont pas saturés pour notre thé traditionnel de quatre ou cinq heures. En vacances nous adoptons ce rythme tous les jours ce qui amuse beaucoup mes neveux. A propos de ceux-ci il y en a un qui a tellement poussé ces derniers temps que je ne l'ai pas reconnu immédiatement quand il nous a ouvert samedi dernier. A quatorze ans et demi il a maintenant l'allure d'un jeune homme aux cheveux châtains et aux yeux bleus grands ouverts car enfin il consent à porter des lunettes. C'est d'ailleurs lui qui a été le roi ce jour là. Son frère, le petit dernier de la famille, a exigé d'être la reine. A dix ans, il promet.