L'atmosphère s'est peut-être rafraichi à l'exterieur mais à l'interieur des immeubles la chaleur persiste. J'ai l'impression que les murs l'ont absorbé et qu'elle rayonne à partir d'eux.

A cause de cela, j'ai trouvé les réunions auxquelles je devait participer hier quelque peu pénibles.

A la dernière, mon esprit en quête d'évasion m'a porté à me souvenir d'un rêve que je garde précieusement en mémoire.

Près d'un étang bordé de trois ou quatre arbres, je suis en compagnie d'un adolescent blond aux cheveux mi-longs qui a les yeux bleus perdus dans le vague. Nous sommes silencieux jusqu'à ce que je lui dise :

"Je ne savais pas que tu étais triste."

J'ai cependant un doute sur lafin de ma phrase car il se peut que ce soit "si triste".

Je me rappelle avoir fait de grands efforts lorsque je me suis rêveillé après ce rêve pour que ma mémoire l'enregistre le plus fidèlement possible car je voulais pouvoir le conserver dans mes bagages de  belles images à ressortir pour les moments d'ennui.