Selon l'AFP aujourd'hui :

"Le gouvernement a tranché: le projet de loi ouvrant aux homosexuels le mariage et l'adoption laissera de côté des questions comme la procréation médicalement assistée ou certains problèmes liés à la filiation, au grand dam des associations qui craignent un texte "a minima".
"Le mariage est contracté par deux personnes de sexe différent ou de même sexe": tel sera l'énoncé du projet de loi, qui doit être présenté en Conseil des ministres le 31 octobre, a annoncé le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à l'AFP.
Cela permettra aux couples de même sexe d'adopter des enfants, puisque l'adoption est autorisée pour les couples mariés (et les célibataires).
En revanche, a ajouté M. Ayrault, le texte n'abordera pas "toute une série d'autres questions - l'autorité parentale, la PMA (procréation médicalement assistée, ndlr), l'adoption conjointe pour couples non mariés, le droit des tiers".
Pour tous ces sujets, le chef du gouvernement a renvoyé "à une loi complémentaire qui pourrait être une loi sur la famille et qui permettra de poursuivre le débat"."


Autant le dire tout de suite je suis d'accord avec cette position modérée et je dirais même pragmatique du chef du gouvernement. Moins on modifiera le code civil et plus de chances on aura qu'une telle réforme soit adoptée et acceptée par la société ... c'est là l'essentiel !
Les militants lgbt ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre cela (et mes camarades écolos non plus d'ailleurs) et se plaignent d'un projet "a minima" comme s'ils avaient oubliés par une subite amnésie que avant l'élection le 6 mai de François Hollande l'espoir de voir adopter un texte sur l'ouverture du mariage aux couples homosexuels avant la fin de la décennie était bien mince ; c'est un peu dommage mais ce n'est pas nouveau, c'était déjà comme ça à l'époque de la discussion du pacs.

Je pense qu'il est un temps pour la provocation comme en 2004 le mariage de deux hommes célébré à Bègles par Noël Mamère et qu'il est un temps pour la responsabilité comme à présent.