Quatre mois après le début de l'affaire il a enfin parlé. Je ne m'attendais à entendre rien d'intéressant et j'ai été surpris ...

Pendant que les commentateurs ne parlent que de sa bite (ce sera sans doute aussi le cas de mes collègues, notamment les femmes, demain) je retiens quelques paroles aux accents visionnaires : il a parlé de nos démocraties vieillissantes, de notre continent qui dans vingt-cinq ans sera dans un état désastreux avec des systèmes de protections sociales en loques et surtout de tous ces gouvernements sur une ligne de crête qui ne maitrisent plus les événements ... l'Europe "trop peu trop tard".

Je n'ai pas pu m’empêcher de faire un parallèle avec ce que je sais  de la décadence de l'empire romain et encore plus avec sa transposition dans la science fiction par Isaac Asimov dans son cycle "Fondation". Quand à la fin de l'empire tout se désagrège certains hommes de valeurs s'en rendent compte mais ne peuvent changer le cours des choses car le ferment de la décadence est aussi entré en eux et alors leur faiblesse intimes coupe leur élan.

Le vingt et unième siècle a commencé et ses contours commencent au bout de dix ans à apparaitre. Il faut toujours un peu de recul pour percevoir l'histoire en train de se faire. ce ne sera pas notre siècle, ni à nous démocraties vieillissantes et j'ajouterai pourrissant d'Europe, ni celui  des Etats-Unis qui s'épuisent à maintenir leur domination. A quoi ressemblera le monde dès l'heure où la Chine sera devenu la première puissance mondiale?

Ce soir en Allemagne les résultats des élections dans le land de Berlin étaient sans appel pour le parti libéral démocrate FDP, allié très retord de la chancelière Angela Merkel. Avec seulement 1,8% des suffrages exprimés il disparait de la chambre des députés de Berlin. Son très mignon secrétaire général, Christian Lindner, un jeune blond aux yeux bleus, tentait vaille que vaille de défendre les positions de son parti en déroute à l'occasion d'un débat sur la deuxième chaine allemande.

Il a assuré que son parti n'était pas devenu eurosceptique et a évoqué, chemin faisant,  des articles de la presse chinoise qui affirmaient que l'Europe était victime de son système démocratique qui l’empêchait d'agir vite et bien pour résoudre ses problèmes économiques.

Cela m'a fait penser aux critiques des régimes autoritaires dans les années trente du vingtième siècle à l'encontre de la France et de la Grande Bretagne.

L'histoire ne se répète pas et le passé éclaire imparfaitement le présent. Mais quand un grand pays qui a été si humilié pendant cent-cinquante ans comme la Chine retrouve de sa puissance on peut légitimement redouter que l'heure des comptes soit venu.

J'écris ces lignes en sachant pertinament qu'elles ne seront pas lues et d'une certaine manière cela vaut mieux car je ne suis expert en rien.

Je pressens plus que je ne comprends les choses et je ne crois qu'à demi à mes pressentiments.