A l'étale de basse mer ...

"words, words, words ..."

31 mars 2009

au fil de l'eau ... des canaux

Cela fait juste un an que je ne suis plus élu mais je continue tout de même à suivre les travaux du conseil où je siégeais naguère. Depuis un an force est de constater que l'activité a nettement baissé : hier soir seules douze délibérations étaient à l'ordre du jour du conseil (au lieu de la quarantaine habituelle). Les projets d'équipement avancent au ralenti et accumulent les retards. Ainsi ce jeudi une piscine qui aurait du ouvrir au début de 2008 sera enfin inaugurée mais il faudra attendre 2010 si tout va bien pour que la médiathèque le soit. Ce ne sont là que deux exemples parmi tant d'autres et je ne parle pas des travaux au sein du bâtiment même de la mairie (dont j'avais été le rapporteur de la délibération les autorisant) qui avaient comme objectif d'en faire un édifice public modèle en matière d'accessibilité et d'accueil du public et qui n'ont toujours pas commencés dix-huit mois après la date envisagée pour le premier coup de pioche ...
Faire partie d'une formation minoritaire qui n'a en réalité plus voix au chapitre au sein de l'actuelle majorité municipale est particulièrement frustrant. Comment alors résister à  "la tentation de Venise" ? En y cédant, cela va de soi !

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28 mars 2009

l'heure perdue

Dans quelques heures nous allons comme chaque année le dernier dimanche du mois de mars passer de l'heure de Berlin à l'heure de Saint-Petersbourg. A force de vouloir manipuler les horloges pour de prétendue économies d'énergie on finit par avoir une heure qui ne correspond plus du tout à sa géographie.
Dans Paris on peut voir le tracé d'un méridien matérialisé sur les trotoirs qui passe même à l'intérieur de l'église Saint-Sulpice témoignage muet d'une époque où l'heure de Paris ambitionnait d'être la référence avant que Londres et son méridien de Greenwich ne la supplante et que des aléas historique ne nous la fasse abandonner.

Posté par biosphere à 23:41 - vision d'avant - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 mars 2009

liste verte

"Il existe un moyen simple de savoir si un de vos contacts qui n'apparaît plus en ligne depuis longtemps vous a bloqué ou vous a supprimé de sa liste " C'est ce que je viens d'apprendre aujourd'hui en lisant sur le site 01net un dossier consacré aux astuces permettant de mieux utiliser le logiciel de messagerie instantanée "Windows Live Messenger". Il suffit de sélectionner l'onglet "confidentialité" dans la boîte de dialogue "Options" dans le menu "Outils" puis de se rendre sur sa "liste verte" et de faire un clic droit sur le contact qui apparaît obstinément "hors ligne". Si l'on a accès à l'option "supprimer" c'est que la personne vous a effacé, sinon si cette option est grisée c'est qu'elle vous a conservé dans sa liste.

Grâce à cela je sais maintenant que ni Farf, ni Nicolas (mon "seigneur des blogs") même s'ils sont très silencieux depuis longtemps ne m'ont pas retiré de leur liste de contacts alors que Laurent que Flavien connaît bien lui l'a fait.

Posté par biosphere à 23:33 - A tâton - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mars 2009

die Wende

Je ne m'appelle pas Paul mais lui s'appelle bien Arthur et il a dix-huit ans. Hier soir à l'issue d'une réunion politique nous sommes restés un long moment dans la rue devant la porte du local à parler de la révolution de 89 ... "die deutsche friedliche Revolution" (la révolution pacifique allemande) de 1989 !
J'ai du abréger mon évocation de ce tournant historique à cause de la pluie qui de quelques gouttes éparses au début était devenue intense. Je parle naturellement beaucoup quand je suis sur un sujet qui me passionne. J'espère ne pas avoir noyé mon jeune interlocuteur sous un flots de détails. J'espère surtout qu'il n'a pas pris froid ainsi immobile son vélo à la main.

Posté par biosphere à 18:41 - au fil de l'eau - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 mars 2009

vraiment ?

A mon humble avis, ce n'est pas parce que un jeune allemand de dix-sept ans aa tué quinze personnes dans son ancien établissement scolaire et dans deux autres lieux des environs de Stuttgart avant de se donner la mort que l'on est en droit de se permettre de dire tout et n'importe quoi sur la jeunesse d'outre-Rhin et son éducation déclarée péremptoirement trop permissive comme je l'ai lu sur le commentaire suivant à un billet consacré à ce fait divers dans le blog de l'avocat général Philippe Bilger "justice au singulier" :

"on est en droit
de se demander si la récurrence de tels actes n'indique pas également quelque chose de plus
fondamental. Depuis l'après-guerre, ce pays plus qu'ailleurs s'est targué d'offrir à sa jeunesse le
privilège de l'émancipation et de l'autonomie. Lors de mes années lycée (il y a à peine quinze
ans), mes camarades de classe avaient tous pu mesurer la désinvolture et l'insoumission des lycéens
allemands, à tel point que nos professeurs ont avoué leurs claires préférences pour les auditoires
d'élèves français. Certains jeunes poussaient à un tel degré leur volonté de s'affranchir de toutes
conventions qu'ils venaient pieds nus en cours. Même l'organisation des rythmes scolaires tente de
correspondre à cet objectif de l'épanouissement de l'âge heureux, avec des journées d'études qui se
terminent en début d'après-midi pour offrir du temps aux loisirs, aux arts et aux sports.
Pourquoi pas, mais en exaltant l'idéal d'une jeunesse autoconstruite et libre de trouver ses
propres déterminations ou d'inventer son propre destin, il existe le risque que des individus
encore inaccomplis et incertains d'eux-mêmes fassent l'expérience d'une détresse insoutenable en ne
sachant pas trouver leur place, au point de verser dans la haine et le désir d'autodestruction. Les
promesses de réalisation de soi et de plénitude de vie aboutissent alors à leur exacte négation."

J'ai déjà entendu ses antiennes quand j'étais lycéen à Strasbourg justement à propos d'un établissement de Stuttgart avec lequel nous avions des échanges réguliers ... mais cela remonte à plus longtemps, une époque plus paisible en France comme en Allemagne,  d'où j'en viens à me demander s'il ne s'agit pas d'une image d'Épinal. J'aimerais bien qu'un de mes lecteurs-blogueurs allemand, Nils pour ne pas le citer (tournure de langage pratique en français pour citer quand même quelqu'un) nous apporte ses lumières puisque il a fréquenté il n'y a pas si longtemps une de ces "Realschule" où le laxisme est parait-il tel que, comble de la "désinvolture" et de "l'insoumission", - des adolescents se permettent d'aller en cours pieds nus et allez savoir peut-être aussi torse nu !

Posté par biosphere à 22:13 - pensées à la volée - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 mars 2009

la fin de l'hiver ou la fin des blogs ?

L'époque n'est plus au beau pour les blogs. Dans ma liste "d'autres vies, d'autres avis", trois sur sept sont en panne : "pages après pages", "face A", et même "le blogue de Nils". Parmi ce que je lis d'habitude et qui ne figurent pas dans cette liste la proportion est identique ... sans compter le seigneur des blogs, celui qui est à l'origine de mon écriture ici, qui a donné quelques signes de vie en février mais depuis rien tel une sonde perdue sur Mars.

Il semble que la mode des profils sur "facebook" contribue à ce recul des blogs.

Il reste encore des blogs bien écrit mais dans ma liste l'auteur d'un de ceux-ci ("amours, vertiges, et chlorophylle") a l'air de se porter moralement et physiquement bien mal et a déclaré vouloir tuer son blog.

Et comme d'habitude j'imagine que ces quelques lignes ne trouveront pratiquement plus de lecteur.

Posté par biosphere à 18:55 - au fil de l'eau - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 mars 2009

quelques réponses à d'anciennes questions

Dès la première écoute de "Knoxville, summer of 1915" j'ai été intrigué par cette sensation de tristesse indéfinissable qui se dégageait de la musique comme si au delà des mots simples et doux qui étaient chantés il y avait un évènement grave qui pesait de toute son ombre sur ce joli décor sudiste vu par un très jeune enfant. Grâce aux ressources du web j'ai en partie la réponse puisque je sais maintenant que le texte mis en musique par Samuel Barber n'est pas un poème en prose mais un texte introductif de James Agee à son livre "a death in the family". cet auteur américain né à Knoxville dans le Tenessee en 1909 avait perdu son père à l'âge de six ans et avait ensuite été placé dans des établissements scolaires en internat loin de sa mère.

Passant de liens en liens j'ai débouché à "the night of the hunter" (la nuit du chasseur) film de 1955 de Charles Laughton dont Agee a écrit le scénario peu avant de mourir et avec l'aide de youtube j'ai abouti à une scène aux limites du fantastique de ce film qui m'était resté en mémoire à cause de sa musique envoûtante composée par Schumann, non pas Robert mais Walter.

Pour la comprendre la nuit où je l'ai vue pour la première fois par hasard à la télévision parce que je "zapais" il m'aurait fallu avoir le résumé suivant :

Lors d'un court séjour en prison, le pasteur Harry Powell, interprété par Robert Mitchum, a comme compagnon de cellule Ben Harper,
un homme désespéré qui, pour sauver sa famille, a commis un hold-up et assassiné deux hommes.
Powell cherche à faire dire à Harper où se trouvent les 10 000 dollars dérobés, mais celui-ci ne
cède pas. Le prêcheur fanatique se rend chez la veuve de Harper une fois celui-ci pendu. Willa Harper ne
tarde pas à épouser l'homme d'église, ne voulant pas voir que ce dernier ne veut qu'une chose :
faire avouer à ses enfants, John et Pearl, l'emplacement du trésor.

Dans Wikipedia on peut très utilement lire à propos de cette scène centrale de la nuit du chasseur :

"La scène dans la maison, après la disparition de la mère, est d'une tension, d'une folie et d'une
terreur indescriptibles.
Mais quand les enfants s'endorment dans leur barque se laissant porter par la rivière, la grandeur
du cinéaste et la beauté magique de ce conte explosent radicalement aux yeux. D'autant que la
deuxième partie du film est remarquable, notamment par la confrontation entre Lillian Gish en
bergère protectrice face au loup Robert Mitchum.
L'affrontement entre Rachel Cooper et Harry Powell est aussi celui de deux spiritualités/
religiosités toutes personnelles, opposition qui est symbolisée dans la scène où chacun interprète
sa propre version de la chanson Leaning on the everlasting arm, dont le révérend Powell oublie des
mots."

Posté par biosphere à 23:19 - au fil de l'eau - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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