Comme on pouvait s'y attendre les jeunes électeurs autrichiens qui sont  pour la première fois autorisés à prendre part à un scrutin national dès 16 ans, sont fortement
convoités par tous les partis en lice aux législatives de ce dimanche.
L'abaissement de l'âge légal pour voter à 16 ans a été adopté l'an dernier seuls le canton de Glaris en Suisse et cinq Länder allemands pour les élections communales (dont Berlin) accordent pour le moment ce droit aux 16-18 ans. C'est environ 184 000 jeunes Autrichiens de 16 et 17 ans, soit 3% de l'électorat,
qui vont ainsi pour la première fois avoir la possibilité de mettre leur bulletin dans l'urne. 95% d'entre eux d'ailleurs déclarent avoir l'intention
de remplir leur devoir de citoyen, selon une étude de l'Institut de recherche sur la culture de la jeunesse (IJKF).

"Je ne pense pas que l'objectif soit que tous les jeunes de 16 et 17 ans aillent voter dès le premier coup, mais qu'ils se confrontent à la politique",
tempère toutefois le sociologue Manfred Zentner qui travaille pour cet institut. .

Toujours selon ce même organisme , les deux principaux sujets d'intérêt des jeunes dans la campagne électorale sont l'accueil des étrangers (32,2%) et l'éducation
(23,7%).
Le déroulement de la campagne lui aussi a été modifié par cette nouvelle donne. Les têtes de listes, âgés entre 40 et 60 ans pour la plupart, ont autant fait campagne dans les
discothèques que dans les salles de meeting.
Côté programme, le parti social-démocrate, qui serait en tête chez les primo-votants, a recyclé sa promesse de suppression des droits universitaires (746 euros
par an), déjà avancée lors de la campagne en 2006 mais non tenue lors des 18 mois de gouvernement de grande coalition gauche-droite.
Le chancelier social-démocrate, Alfred Gusenbauer, avait laissé tomber le projet, soutenu pendant l'actuelle campagne par les écologistes et partiellement
par l'extrême droite du FPÖ, devant les réticences de son partenaire conservateur dans la coalition.
Ce que je retiens en dehors de ces retournements si classiques en politique et ces habituelles manoeuvres de séduction c'est que en élargissant le droit de vote aux garçons et filles de 16 à 18 ans on redonne du poids aux jeunes ce qui contrebalance l'augmentation continue des plus âgés dans l'électorat. c'est terrible à dire mais en démocratie qui ne vote pas ne compte pas !