S'il y a une chose que l'on aimerait éviter quand on est en vacances c'est d'être malade. Malheureusement, depuis quelques jours mon homme souffre d'úne méchante pharyngite qui nous bloque une majeure partie de la journée dans notre bungalow. Par chance, j'ai de quoi lire.
J'ái ainsi pu finir le livre dont je parlais dans mon précédent billet. Il se compose de deux parties : la première faite de scènes courtes donne un aperçu saisissant de l'exode de 1940, la seconde reprend certains personnages de la première dans un récit qui n'est pas sans evoquer "le silence de la mer" sauf que là la glace se rompt au bout d'un certain temps.
Ce qu'il y a de "terrible" dans la "suite française" ce n'est pas seulement la dureté et souvent l'égoïsme des personnages c'est derrière ces récits la situation de l'auteur qui a eu tout juste le temps de finir son roman avant d'être déportée et de mourrir en août 1942. Ce n'est pas son journal et pourtant cette fiction en dit beaucoup de cette période sinistre.
Après un tel roman il y a quelque chose de très reposant d'ecouter André Dussolier lire "la prisonnière" de Proust et de retrouver la compagnie familière du baron de Charlus et du violoniste Morel, son gigolo.