"Sa Septième est solaire, vibrionnante, claire jusque dans les noirceurs dépressives de son célèbre "Allegretto". Les musiciens ont l'air de passer un excellent
moment, mais d'où vient qu'on reste sur sa faim malgré tous les signes extérieurs de l'énergie, de l'intelligence, du sens du détail et du partage ? L'effet
produit est explosif mais court en bouche."

Ainsi à lire Le Monde (en l'occurrence Renaud Machart) je découvre que je n'était pas le seul vendredi soir à Pleyel après que l'Orchestre philharmonique de Radio France,ait joué la septième symphonie de Beethoven sous la direction du jeune Gustavo dudamel à être resté sur sa faim.

D'un certain coté ça me rassure un peu car à l'issue du concert je me suis senti un peu gêné de ne pas partager l'enthousiasme du public de toute façon d'avance conquis. En mettant même à part le fait que j'était tout au fond des places d'orchestre, un endroit où je trouve que le son est étouffé, je ressentais une insuffisance. Pour utiliser mes mots, je dirai que ça manquait "d'épaisseur".

Et puis pour sortir pour une fois de ma retenue habituelle je dois dire que l'interprétation du deuxième mouvement de la septième par ce "jeune prodige" était franchement mauvaise ... cela suffit pour vous mettre une symphonie par terre !