Je n'ai volontairement rien écrit hier car je n'avais nul envie de faire de poisson d'avril et encore moins que l'on croit que mon propos du jour en soit un. Je n'ai jamais beaucoup aimé que l'on joue avec la vérité. C'est ainsi que dès l'enfance j'étais incapable de mentir ou même d'inventer une histoire et j'avais en horreur ce qui osait affabuler en ma présence. Quand le 1er avril tombait un jour de semaine, j'avais hâte d'être au lendemain pour n'avoir plus à me demander si tout ce qu'on me racontait était bien vrai et surtout pour ne plus à surveiller que l'on ne m'accroche pas un poisson dans le dos.

Par exception il arrive qu'un poisson me fasse sourire. C'est le cas de celui que m'a fait un blog franco(-canadien m'annonçant comme à tous ses lecteurs que dans le souci de rester sans publicité et pour faire face à l'afflux de nouveaux lecteurs suite à un reportage sur lui sur RFI, son auteur avait décidé de le rendre payant. Néanmoins par égard pour les visiteurs du blogs et afin de leur permettre de s'habituer à utiliser un mot de passe renouvelable mensuellement, il faisait connaître gratuitement celui du mois. A mesure que ma synthèse lisait cette information, je me disait il ne manque pas de toupet ce gars jusqu'à ce que me soit dit le mot de passe : "poisson d'avril"

La farce était d'autant meilleure qu'elle n'avait rien de stupide. Je me souviens d'un blog aujourd'hui disparu dont la qualité de l'écriture était telle que nous étions nombreux à faire savoir en commentaire à son auteur que même s'il le rendait payant nous acquitterions bien volontiers le droit d'entrée. Lui qui était (et demeure)  toujours en mal d'argent a raté une bonne occasion de financer ses études. C'est ainsi, il y en a qui comme dans les contes n'ont qu'à gratter leur chevelure pour récupérer de la poussière d'or mais qui parce qu'ils aiment à se compliquer la vie refuse obstinément de le faire.