Au départ ils étaient trois : un homme et deux femmes. A l'issue du premier tour l'homme ratait d'une petite voix la victoire et des deux femmes seule celle qui portait des bottes avait la possibilité de se maintenir pour le deuxième tour. Alors la femme bottée a pris son temps et consulté ses amis et le souvenir d'un autre deuxième tour où l'écart entre les deux candidats était si minime qu'il fallut compter et recompter avant d'annuler le vote est revenu les hanter. La femme bottée est revenue face au public et a courageusement annoncé qu'elle renonçait à poursuivre. Une dizaines d'individus se sont alors mis à la siffler et très émue elle leur a rétorqué : "vous me sifflez mais si je m'étais maintenue vous auriez voté pour moi !"

Alors mon voisin moins avertis de ce qui se tramait a compris le sens de ce geste à la fois beau et intelligent : renoncer à une hypothétique victoire car elle aurait été le fruit de la confusion et en aurait engendré davantage encore.

Peut-être est-ce le début d'une autre époque, peut-être pas. C'est la suite des évènements qui le dira comme souvent en Histoire.

A titre personnel j'ai voté pour la femme bottée et pas seulement parce que son mari qui porte le même prénom que moi m'est sympathique. Le vainqueur du jour dont je souhaite sincèrement la réussite car de la sienne dépend aussi la mienne m'a quant à lui surpris en m'envoyant son livre qui sort en librairie demain avec une jolie dédicace.