Je n'ai vu que du bleu samedi soir à la représentation de "la pietra del paragone" au Châtelet. La mise en scène y était évidemment pour quelque chose. A l'entr'acte Eric m'a expliqué que les acteurs se déplaçaient sur une sorte de plateau de tournage au sol et au fond totalement bleu et que par la magie de la vidéo le public les voyait dans des écrans au milieu d'un décor de villa italienne des années cinquante  ou soixante. J'ai ainsi compris la raison des rires motivés par le passage sur scène d'hommes en combinaison bleue déplaçant toute une série d'accessoires qui étaient parfaitement invisibles dans les images diffusées par les écrans vidéo. Ainsi un cuistot arrivait à faire faire des acrobaties incroyables à une crêpe avant de la faire atterrir dans l'assiette du comte grâce à un de ces hommes bleus.

C'est toujours comme ça (sauf dans les rares cas où il y a une audio-description), je ne peux me faire une idée de la mise en scène qu'avec un grand temps de décalage avec l'audition de la musique et des chanteurs. De ce fait pendant toute la première partie du spectacle mon esprit divaguait porté par la musique. Ce n'est pas si grave au fond : Rossini ne me passionne pas. Ce que j'ai trouvé marrant après coup c'est que à vingt ans Rossini faisait déjà du Rossini.