A défaut d'assister aux premières ce sont les dernières que j'enchaîne ces temps-ci. Cette fois, samedi soir, il s'agissait des "dindes galantes" par la compagnie des caramels fous (www.lescaramelsfous.com) au Trianon. J'aurais bien aimé pouvoir à nouveau bénéficier d'une audio-description mais j'ai du me satisfaire des indications succinctes de Eric. Heureusement l'intrigue était aisée à suivre grâce à la suite ininterrompue de parodies de chansons bien connues.

Tout commence par le "tube" des Indes galantes de Rameau devenu pour la circonstance lamentation du poulailler pour son défunt coq qui vient de finir "fourré avec une dinde aux marrons". Arrive alors un jeune coq surprenant pas seulement parce qu'il promet d'emblée de baisser les impôts mais surtout parce qu'il est quelque peu ... spécial à cause de sa manière de lancer des cocorico avec des accents à la Luis Mariano. Les poules, les dindes et les dindons (très bourgeois), la mère l'oye et ses fille, des oies blanches bien entendu, s'interrogent. Quant aux canards ils sont anars ... alors ... La vérité finit par éclater à cause du "outing des poules : le coq est un ... Delanoë. La Basse cour se retrouve alors coupé en deux, entre celles et ceux (la mère l'oye et les dindons en premiers) qui veulent le virer et celles et ceux (la pintade et les canards entre autres) qui veulent bien le garder.

Les imprécations de la bigote mère l'oye n'y pourront rien car les canards préfèrent voir les choses "en rose" sur l'air de "je chante" de Charles Trenet et le coq confirmé dans sa fonction peut au final entonner son grand air du chanteur de Mexico ... pardon ici du Cocorico (c'est pareil mais en mieux)

Je dois reconnaître que j'ai un faible pour ce coq à la voix séduisante et au physique qui ne l'est pas moins selon Eric.

Ce spectacle d'apparence très légère était riche d'allusions à l'actualité mais aussi musicales et littéraires dont celle au Chanteclair de Edmond Rostand ne devait pas être la moindre.

Que ceux qui risqueraient de regretter d'avoir raté un tel spectacle se rassurent car les caramels fous en ont tiré un DVD. Futés, les bougres !