Le  brouillard persistant d'aujourd'hui m'a bien fait sentir que nous étions passé à ce que j'ai tendance à considérer comme le second automne. Le premier est lumineux, rougeoie et jaunit comme les feuilles aux arbres des forêts rhénanes, c'est le temps des anniversaires, du mien, de ceux de mes soeurs et maintenant de celui de l'aîné de mes neveux. Le second est à l'opposé de celui-là emprunt de froideur, de brumes, de souvenirs de mauvaises notes ramenées de l'école la peur au ventre ... c'est le temps de l'anniversaire de la naissance de mon père et aussi de celui de sa mort.

Dans un mois ce sera le 6 décembre, cette Saint-Nicolas que l'on ne fête pas ici mais qui dans l'alsace de mon enfance marquait le retour de la lumière, des lumières artificielles clignotantes dans la nuit du marché de noël de la place Broglie ... mais le spleen de mon père ne s'évanouissait pas. Si j'avais une radio sur mon blog je mettrais ici un lien pour la deuxième symphonie de Penderecki, sa symphonie de noël et on pourrait entendre comment il percevait ce temps.