J'ai enfin pu me faire mon idée sur la salle Pleyel après rénovation. En effet samedi avec mes chaussures toutes neuves j'ai foulé la moquette non moins neuve du hall d'entrée pour assister à la représentation de la version de Prague (la première historiquement) du "Don Giovanni" de Mozart. Nous étions presqu'idéalement placé à l'orchestre. Je dis presque car le deuxième rang aux yeux de Eric était trop proche de la scène. Cela faisait longtemps que je n'avais pas été aussi à l'avant. La dernière fois c'était au théâtre de la porte Saint-Martin pour "love, valor and compassion". Là ce n'était pas parce qu'il ne restait plus que ces places mais je dois l'avouer pour avoir la possibilité de voir la plastique des acteurs qui évoluaient nus dans ce décor d'une maison du Lubéron. Les fesses de Nicolas Vitioli, quel régal ! Mais je m'égare ...
Il me faut revenir au freiburger barockorchester et aux grosses chaussures de ses musiciens, sans doute confortables mais pas très esthétiques et surtout à René Jacobs qui nous a offert une version concert tellement bien mise en espace qu'on en venait à se demander ce qui la différenciait d'un opéra à la mise en scène dépouillée ... peut-être la lumière qui restait toujours allumée..
Un moment Eric m'a glissé à l'oreille : "Minkowski est venu observer la concurrence." Effectivement il était placé trois ou quatre rangées en arrière.
La seule chose qui m'a chiffoné c'est l'épilogue moralisateur après la disparition aux enfers de Don Giovanni. Mais c'est justement la particularité  de cette mouture initiale de l'oeuvre.
Après une aussi sympathique soirée passée en prime avec "beau papa" et "belle maman" je penses que je ne vais pas tarder à retourner à la salle Pleyel.