Faire une lecture dans le noir lors de la nuit blanche avait de quoi surprendre au départ, surtout quand on prend en compte que cette lecture devait être faite par des aveugles dans un square à l'éclairage coupé.
Pourtant dans cette initiative originale dont évidemment j'étais à l'origine ce n'est pas ce qui a le plus désarçonné mes collègues, c'est la provenance des contes lus : la Tchétchénie.
Pourquoi lors d'une nuit festive se tourner vers cette contrée oubliée vouée au malheur depuis si longtemps ? Vraiment une drôle d'idée ...
Et puis dimanche la nouvelle de l'assassinat de Anna Politkovskaïa, une courageuse journaliste qui osait dénoncer ce qu'elle appelait le "déshonneur russe", perpétré la veille à Moscou est venu redonner toute son actualité à la question.

Pour en revenir aux contes, j'ai été frappé de découvrir que dans ceux-ci les animaux sauvages n'étaient pas présenté de manière effrayante à la différence des contes de mon enfance. Le loup par exemple y symbolisait le courage, la fierté et même la sagesse quand il était vieux.

Il y avait même un personnage redoutable appelé "le protecteur des bêtes sauvages" qui chatiait les chasseurs qui dépassaient les bornes.