Finies les manches courtes maintenant que l'automne est là. Je viens donc d'enfiler une chemise à manche longue ... à même la peau. Si je signale ce détail c'est qu'il n'est pas sans importance pour moi.

J'ai à ce sujet un souvenir qui remonte à la seconde, du temps où je fréquentais le lycée Fustel De Coulanges, à l'origine un collège de Jésuite qui jouxte la cathédrale de Strasbourg. Dans ma classe j'avais remarqué un garçon très mignon à la chemise blanche toujours largement ouverte dévoilant ainsi l'absence de T-shirt ce qui lui donnait l'air d'un petit mec qui n'a pas froid aux yeux. Je me disais que parti comme cela il finirait par venir torse nu à la fin de l'année scolaire.

Cela me le rendait éminemment sympathique d'autant que cette chemise déboutonnée laissait voir une grosse tache de naissance qu'il avait entre les deux pectoraux. Ce défaut assumé me le rendait encore plus excitant. Dommage qu'également il exhibait une médaille de la vierge car cela signifiait que s'il avait sa chemise largement ouverte ce n'était non pour me plaire mais pour afficher sa catholicité.

Moi je pars au travail sans T-shirt mais la chemise bien fermé et avec une cravate comme ma fonction le requiert. Je n'ai ni croix, ni médaille, seulement un souvenir doux-amer que le tissu vient caresser.