Il était temps que nous allions au Louvre si nous ne voulions pas rater l'exposition "les artistes américains et le Louvre".

Comme l'indique le site du musée (http://www.louvre.fr/llv/exposition/detail_exposition.jsp?CONTENT%3C%3Ecnt_id=10134198673378741&CURRENT_LLV_EXPO%3C%3Ecnt_id=10134198673378741) le 18 septembre ce sera fini. Eric en est sorti un tantinet déçu car il s'attendait à voir davantage de choses. Finalement comme je suis un peu prévisible c'est le tableau de Thomas Eakins représentant un groupe de baigneurs nus dans la nature qui a retenu mon attention. D'ailleurs en passant à la boutique du musée à la sortie j'ai offert comme lot de consolation à mon homme un livre illustré consacré à ce peintre ami de Walt Whitman et grand amateur de nudité masculine.

Pour la première fois, j'ai fait un passage à la salle tactile où il m'était possible de toucher des reproductions de statues exposées dans le musée. J'ai pris grand plaisir à reconnaître les formes du prodige d'équilibre qu'est le "Mercure volant" de Giambologna. Pour ce faire je suis parti des pieds ailés. Cette extrémité du corps me fait toujours beaucoup d'effet à caresser car elle constitue selon moi chez quelqu'un ce qui est le plus humain en lui. Sans le pied si particulier à notre espèce nous n'aurions pu marcher droit debout et avoir les mains libres.

Le défaut majeur de la reconnaissance tactile tient en ce que les autres voient les endroits où vous vous attardez. Ainsi Eric m'a fait remarquer qu'il ne fallait pas s'attarder sur les couilles et le pénis de Mercure pourtant bien figurés car le gardien nous regardait.

Un autre défaut pourrait être corrigé si l'on savait ce que veut dire le mot ménage dans ce musée. Ce n'est pas franchement très agréable de ressortir les mains complètement noircies et de se précipiter vers les toilettes heureusement assez proche.