C'est étrange comme les rêves font ressurgir des personnes totalement oubliées. Dans mon billet précédent j'évoquais un garçon pas très grand, un peu fluet, que à la sortie de mon rêve j'avais identifié (car c'est bien souvent au réveil qu'on identifie) comme étant un étudiant en lettres que j'avais connu grâce au MAG, l'association des jeunes gays.

Il habitait  dans une petite chambre sous les toits rue du Ranelagh, tout près de mon logis d'alors. Le détail que je retiens de lui est qu'il m'avait confié lors de ma venue dans cette chambre qu'il se contentait quand il allait à la fac en hivers de mettre un pull à même la peau. J'avais trouvé cela bien excitant et je m'étais imaginé l'embrassant au fond d'un couloir de Censier en lui passant la main sous ledit pull pour aller lui pincer un téton.

A cette époque même si je voyais davantage je n'avais pas la capacité de saisir des éléments subtils tel un petit quelque chose dans le regard d'un étudiant à l'allure serieuse invitant à aller plus loin. Je n'ai donc pas su sur l'instant comment interpreter cette confidence et je suis reparti bien sagement de chez ce garçon me disant qu'un autre jour peut-être ...

J'ai finalement quelques années plus tard fait en songe ce que je n'avais osé en vrai. Ne dit-on pas que c'est là l'une des fonctions des rêves ?